terre
un cri
une étendue devant
des oiseaux marins s'affairent
j'entends leurs cris résonner
j'en ressens l'écho jusque dans mes os
les autres manoeuvrent sur le pont
le temps ralentit
l'étendue derrière
une nostalgie
mer
samedi, décembre 24, 2005
vendredi, décembre 23, 2005
la scène ou le crime
la maquette le dictionnaire
l'encyclopédie le porte-plume
la poussière le globe terrestre les rideaux rouges
le coupe-papier le fauteuil noir
la pile de papiers la machine à écrire
la boîte de courriers en attente
la pendule
le téléphone débranché
quel acte quelle matière
l'encyclopédie le porte-plume
la poussière le globe terrestre les rideaux rouges
le coupe-papier le fauteuil noir
la pile de papiers la machine à écrire
la boîte de courriers en attente
la pendule
le téléphone débranché
quel acte quelle matière
mercredi, décembre 21, 2005
Arial balade
parmi les amas des jours d'avant et les objets divers épars
un espace sur la table attire le regard
petit papier quadrillé pas encore annoté
carré blanc qui fait écran image de
la consience à l'instant statique
l'apnée devient satanique
quand la mémoire lente au repos
s'octroie l'attrait du vide
plume d'acier petite pointe de feutre frottant
bille de métal roulante cliquetis de clavier
marche de l'écriture bruissement de papilles
je respire comme je marche
le pas au rythme de la ville calme
hémorragie de sens blessure quotidienne
origine masquée dans un souffle primitif
les pieds endoloris mais soulagés par
une noisette de crème
circulation des mots globules noirs et blancs
propulsés par le battement irrégulier d'une tempe
sur un visage crispé surmontant un corps essoufflé
tirant à ses épaules toutes les courbatures
l'essence lactique fermentée à l'intérieur des doigts
accrochés suspendus rieurs et frénétiques
une simple parole formulée à l'intérieur de soi
mesure sa démesure fulmine d'épouvante
contre la brique noircie
les piles de béton les trottoirs les pilônes
et les fils électriques
la matière éclectique défile
comme le papier sous la menace d'une plume
le goudron la pierre le linoléum
la moquette le plancher
la terre compacte des chemins étroits
les déjections les graviers
quelques brins d'herbe verte
et des feuilles brunes jaunes écarlates éclatantes
éclaboussées par un pas claudiquant
claquant dans une flaque
puis la marche s'estompe dans les pensées vagabondes
qui effleurent de leurs yeux l'espace familier
et son agitation de fourmilière
la scansion des panneaux criant
des slogans litaniques rythme le regard abasourdi
par des poses de femmes fun et alanguies
à la cool attitude
un avion passe à basse altitude
le feu des piétons passe au vert
puis l'homme qui marche rassemble ses membres
écartelés par le langage
laisse reposer sa main dans une ultime hésitation
et se demande qui de l'espace ou de l'homme
préside à cette scène si esthétique et délectable
un espace sur la table attire le regard
petit papier quadrillé pas encore annoté
carré blanc qui fait écran image de
la consience à l'instant statique
l'apnée devient satanique
quand la mémoire lente au repos
s'octroie l'attrait du vide
plume d'acier petite pointe de feutre frottant
bille de métal roulante cliquetis de clavier
marche de l'écriture bruissement de papilles
je respire comme je marche
le pas au rythme de la ville calme
hémorragie de sens blessure quotidienne
origine masquée dans un souffle primitif
les pieds endoloris mais soulagés par
une noisette de crème
circulation des mots globules noirs et blancs
propulsés par le battement irrégulier d'une tempe
sur un visage crispé surmontant un corps essoufflé
tirant à ses épaules toutes les courbatures
l'essence lactique fermentée à l'intérieur des doigts
accrochés suspendus rieurs et frénétiques
une simple parole formulée à l'intérieur de soi
mesure sa démesure fulmine d'épouvante
contre la brique noircie
les piles de béton les trottoirs les pilônes
et les fils électriques
la matière éclectique défile
comme le papier sous la menace d'une plume
le goudron la pierre le linoléum
la moquette le plancher
la terre compacte des chemins étroits
les déjections les graviers
quelques brins d'herbe verte
et des feuilles brunes jaunes écarlates éclatantes
éclaboussées par un pas claudiquant
claquant dans une flaque
puis la marche s'estompe dans les pensées vagabondes
qui effleurent de leurs yeux l'espace familier
et son agitation de fourmilière
la scansion des panneaux criant
des slogans litaniques rythme le regard abasourdi
par des poses de femmes fun et alanguies
à la cool attitude
un avion passe à basse altitude
le feu des piétons passe au vert
puis l'homme qui marche rassemble ses membres
écartelés par le langage
laisse reposer sa main dans une ultime hésitation
et se demande qui de l'espace ou de l'homme
préside à cette scène si esthétique et délectable
dimanche, décembre 18, 2005
ma nouvelle nuit
j’écarte comme un rideau les brumes d’une insomnie diurne
j’adopte l’adoption du nouveau point de vue
des musiciens sur une scène jouent leur morceau
en le faisant durer
un rideau a pris feu on sent dans la salle
l’impression d’une panique naissante
les musiciens continuent de jouer
à tout hasard
je franchis les dunes d’une journée sans éveil
et j’assiste au dernier concert d’Arthur H.
qui passe sa dernière nuit à New York city
c’est moi dans mon costume argenté
chemise ouverte au col
qui chante sans connaître les paroles
ma dernière nuit
j’adopte l’adoption du nouveau point de vue
des musiciens sur une scène jouent leur morceau
en le faisant durer
un rideau a pris feu on sent dans la salle
l’impression d’une panique naissante
les musiciens continuent de jouer
à tout hasard
je franchis les dunes d’une journée sans éveil
et j’assiste au dernier concert d’Arthur H.
qui passe sa dernière nuit à New York city
c’est moi dans mon costume argenté
chemise ouverte au col
qui chante sans connaître les paroles
ma dernière nuit
samedi, décembre 17, 2005
jeudi, décembre 15, 2005
dimensions
grain de terre
une tige
là une grille de caniveau
ici des feuilles jaunes orangées marron
tout près quelques mégots de cigarettes
au milieu des papiers humides et sales
au bord d’une flaque
un réverbère s’élève à droite
un boîtier EDF précède une armoire de La Poste
on aperçoit les boîtes aux lettres les buissons les grilles
et à gauche, les voitures garées
levant le nez, on s’arrête devant les vignes vierges rougies par la saison
qui grimpent jusqu’aux toits rénovés
cette maison n’a pas de vigne mais un crépi de mauvais goût
c’est à moi de passer
bonjour, madame, deux baguettes, s’il vous plaît.
une tige
là une grille de caniveau
ici des feuilles jaunes orangées marron
tout près quelques mégots de cigarettes
au milieu des papiers humides et sales
au bord d’une flaque
un réverbère s’élève à droite
un boîtier EDF précède une armoire de La Poste
on aperçoit les boîtes aux lettres les buissons les grilles
et à gauche, les voitures garées
levant le nez, on s’arrête devant les vignes vierges rougies par la saison
qui grimpent jusqu’aux toits rénovés
cette maison n’a pas de vigne mais un crépi de mauvais goût
c’est à moi de passer
bonjour, madame, deux baguettes, s’il vous plaît.
mercredi, décembre 14, 2005
désordres
des ormes des aulnes
perchés sur les branches d’un rêve
me voient sorti de mes tiroirs
poids posé mot pesé pose récitée brique à brique
brindille après brindille
des sillons tressés des signes tracés
des citations cessées
perchés sur les branches d’un rêve
me voient sorti de mes tiroirs
poids posé mot pesé pose récitée brique à brique
brindille après brindille
des sillons tressés des signes tracés
des citations cessées
mardi, décembre 13, 2005
galeries
il y eut il y a
c’étaient des quais tôt le matin
parmi des foules sans visage
c’était l’oubli c’était la mémoire
la familiarité des inconnus quotidiens
il y eut il y a
c’étaient des jours filés
à la vitesse de l’inattention
un flou où se ressemblent tous
où se distingue chacun
il y eut il y a
je chante la fourmilière la ruche la cité
ses corridors ses tunnels
et son agitation banale
c’étaient des quais tôt le matin
parmi des foules sans visage
c’était l’oubli c’était la mémoire
la familiarité des inconnus quotidiens
il y eut il y a
c’étaient des jours filés
à la vitesse de l’inattention
un flou où se ressemblent tous
où se distingue chacun
il y eut il y a
je chante la fourmilière la ruche la cité
ses corridors ses tunnels
et son agitation banale
lundi, décembre 12, 2005
flaques
arpentant les pavés dans une foulée permise par un seul et fort élan
je
semble immobile
je
s’amuse à rester fixe
je
arpentant les pavés dans une foulée permise par un seul et fort élan
je
semble immobile
je
s’amuse à rester fixe
je
arpentant les pavés dans une foulée permise par un seul et fort élan
dimanche, décembre 11, 2005
l'homme le paysage la géographie
dans l’étendue d’un paysage pour l’oeil inquiétant
l’homme se dit au milieu
au milieu d’un paysage inquiétant se tient un homme
dans l’étendue d’un paysage pour son oeil inquiétant
l’homme se dit “il”
si monde fuyant et monde non fuyant sont deux
l’homme les détermine
l’homme se dit au milieu
au milieu d’un paysage inquiétant se tient un homme
dans l’étendue d’un paysage pour son oeil inquiétant
l’homme se dit “il”
si monde fuyant et monde non fuyant sont deux
l’homme les détermine
samedi, décembre 10, 2005
vendredi, décembre 09, 2005
jeudi, décembre 08, 2005
le verre
l’oeil a soif avant l’écriture
la plume a soif avant l’écriture
le papier a soif avant l’écriture
l’écriture a soif avant l’écriture
l’oeil la plume le papier l’écriture
la rime la mémoire la contingence l’écriture
la soif a soif ainsi des autres sens
le geste s’inscrit dans la démarche de la marche
des pleins et des déliés
de la respiration
donne une certaine idée
du
rythme
oscille à la façon d’une ultérieure lecture
la plume a soif avant l’écriture
le papier a soif avant l’écriture
l’écriture a soif avant l’écriture
l’oeil la plume le papier l’écriture
la rime la mémoire la contingence l’écriture
la soif a soif ainsi des autres sens
le geste s’inscrit dans la démarche de la marche
des pleins et des déliés
de la respiration
donne une certaine idée
du
rythme
oscille à la façon d’une ultérieure lecture
mercredi, décembre 07, 2005
mardi, décembre 06, 2005
oracle féroce
j’enivre dans un corps aux métastases paranoïdes
que je chasse derrière moi
le secret périodique décante et déjà
j’ai les pupilles dans l’ébène
ce pourrait être un cartilage
c’est mon poison parodique à l’intérieur de la citation
que je chasse derrière moi
le secret périodique décante et déjà
j’ai les pupilles dans l’ébène
ce pourrait être un cartilage
c’est mon poison parodique à l’intérieur de la citation
lundi, décembre 05, 2005
oeil froncé
j’enfonce dans un corridor aux multiples portes
que je claque derrière moi
le sol pentu défile et déjà
j’ai les pieds dans l’eau
ce pourrait être un cauchemar
c’est mon pas pressé à l’intérieur de la conscience
que je claque derrière moi
le sol pentu défile et déjà
j’ai les pieds dans l’eau
ce pourrait être un cauchemar
c’est mon pas pressé à l’intérieur de la conscience
dimanche, décembre 04, 2005
Arabesques
mollement étendue l’épaule nue mollement étendue l’épaule nue mollement étendue l’épaule nue mollement étendue l’épaule nue
ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant
délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices
des plis d’un drap des plis d’un drap des plis d’un drap
tapotant de ses doigts bagués tapotant de ses doigts bagués tapotant de ses doigts bagués
battements d’elle
mollement étendue l’épaule nue mollement étendue l’épaule nue mollement étendue l’épaule nue mollement étendue l’épaule nue
ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant
délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices
des plis d’un drap des plis d’un drap des plis d’un drap
tapotant de ses doigts bagués tapotant de ses doigts bagués tapotant de ses doigts bagués
battements d’elle
ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant
délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices
des plis d’un drap des plis d’un drap des plis d’un drap
tapotant de ses doigts bagués tapotant de ses doigts bagués tapotant de ses doigts bagués
battements d’elle
mollement étendue l’épaule nue mollement étendue l’épaule nue mollement étendue l’épaule nue mollement étendue l’épaule nue
ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant ingénu visage se retourne en cillant
délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices délicieux ciel figuré dans les interstices
des plis d’un drap des plis d’un drap des plis d’un drap
tapotant de ses doigts bagués tapotant de ses doigts bagués tapotant de ses doigts bagués
battements d’elle
samedi, décembre 03, 2005
Discours
je suis le ténébreux, le veuf, l’inconsolé
et j’en assume les conséquences
c’est pourquoi je me retire définitivement
de la vie poétique
et j’en assume les conséquences
c’est pourquoi je me retire définitivement
de la vie poétique
vendredi, décembre 02, 2005
épanorthoses
il étend de grandes feuilles de papiers
et s’assoit auprès d’elles
il regarde à l’intérieur de lui
ou plutôt il écoute
toujours ou presque les mêmes voix
ou plutôt les mêmes mots
il écrit et relit encore les même choses
ou plutôt il relit des choses si différentes
qu’il se demande s’il a bien écouté
et s’assoit auprès d’elles
il regarde à l’intérieur de lui
ou plutôt il écoute
toujours ou presque les mêmes voix
ou plutôt les mêmes mots
il écrit et relit encore les même choses
ou plutôt il relit des choses si différentes
qu’il se demande s’il a bien écouté
jeudi, décembre 01, 2005
mercredi, novembre 30, 2005
revenir enivrer : inventaire
une ville
n’importe laquelle et dedans
un immeuble
peu importe lequel
à l’intérieur de cet immeuble
un appartement semblable à n’importe lequel d’entre eux
à l’intérieur
une pièce qui serait une chambre
et contre un mur
une commode
dans cette commode
trois tiroirs
dans l’un d’entre eux
un carnet
grise
gris
blanc
rouge et blanche
blanc
beige
beige
beiges
noir
superposer
je contemple une ville
n’importe laquelle et dedans
un immeuble
peu importe lequel
à l’intérieur de cet immeuble
un appartement semblable à n’importe lequel d’entre eux
à l’intérieur
une pièce qui serait une chambre
et contre un mur
une commode
dans cette commode
trois tiroirs
dans l’un d’entre eux
un carnet
grise
gris
blanc
rouge et blanche
blanc
beige
beige
beiges
noir
superposer
je contemple une ville
mardi, novembre 29, 2005
les escaliers
par la porte d'entrée
par le soupirail
par l'incipit
par le dernier chapitre
par la lecture
par la récitation
par l'observation
par la déduction
par l'introduction
par la conclusion
par la naissance
par l'agonie
par la grande porte
par voie de traverse
emprunter
à tâtons ou fermement
tiens
le ciel
se couvre
par le soupirail
par l'incipit
par le dernier chapitre
par la lecture
par la récitation
par l'observation
par la déduction
par l'introduction
par la conclusion
par la naissance
par l'agonie
par la grande porte
par voie de traverse
emprunter
à tâtons ou fermement
tiens
le ciel
se couvre
lundi, novembre 28, 2005
Si un haïku m'était conté
saccades de l’orbe scrutateur
décomposant les éclats de nervures
reposant sur le limbe
comme une gouttelée suit le pétiole
il se fige au niveau de la tige
la paupière bat
le feuillage bruit
décomposant les éclats de nervures
reposant sur le limbe
comme une gouttelée suit le pétiole
il se fige au niveau de la tige
la paupière bat
le feuillage bruit
dimanche, novembre 27, 2005
pluie de pommiers
des pommiers bruissent
des pommiers chantent
des pommiers s’amusent
des pommiers dorment
des pommiers fleurissent
des pommiers courent
des pommiers patientent
des pommiers plient
des pommiers ne cèdent pas
des pommiers pleurent
des pommiers vont
des pommiers viennent
des pommiers écrivent
des pommiers s’envolent
des pommiers verts
des pommiers rouges
des pommiers chênes
des pommiers bouleaux
des pommiers récoltent
des pommiers se régalent
des pommiers tartes
des pommiers s’amusent
des pommiers étranges
des pommiers bruissent
des pommiers chantent
des pommiers s’amusent
des pommiers dorment
des pommiers fleurissent
des pommiers courent
des pommiers patientent
des pommiers plient
des pommiers ne cèdent pas
des pommiers pleurent
des pommiers vont
des pommiers viennent
des pommiers écrivent
des pommiers s’envolent
des pommiers verts
des pommiers rouges
des pommiers chênes
des pommiers bouleaux
des pommiers récoltent
des pommiers se régalent
des pommiers tartes
des pommiers s’amusent
des pommiers étranges
des pommiers bruissent
samedi, novembre 26, 2005
instants
les minutes qui précèdent
les minutes qui suivent
décompte attentif attentant au temps
autant tirer les rideaux
les minutes qui précèdent
les minutes qui suivent
même couleur
les minutes qui précèdent
les minutes qui suivent
le
bref
temps
d’écrire
les minutes qui précèdent
les minutes qui suivent
homme regardant le sol
l’ombre tourne
homme regardant devant lui
les minutes qui suivent
décompte attentif attentant au temps
autant tirer les rideaux
les minutes qui précèdent
les minutes qui suivent
même couleur
les minutes qui précèdent
les minutes qui suivent
le
bref
temps
d’écrire
les minutes qui précèdent
les minutes qui suivent
homme regardant le sol
l’ombre tourne
homme regardant devant lui
vendredi, novembre 25, 2005
Walt Perse & Po
ll y avait parmi la pourpre des grands arbres unies dans une seule misère l'ombre et la lumière qui brandissaient au monde le sceptre de la pauvreté.
Il y avait parmi la foule des grands molosses unis dans un seul dessein un chien et une vieille dame qui brandissaient alentour le spectre de leur unité.
Il y avait parmi l'ombre et la lumière brandis dans une seule foule des grands molosses et des grands arbres qui unissaient leur dessein pour une vieille dame
il n'y avait rien que l'on puisse décrire ni rien que l'on puisse chanter
si ce n'est un bavardage égaré
Il y avait parmi la foule des grands molosses unis dans un seul dessein un chien et une vieille dame qui brandissaient alentour le spectre de leur unité.
Il y avait parmi l'ombre et la lumière brandis dans une seule foule des grands molosses et des grands arbres qui unissaient leur dessein pour une vieille dame
il n'y avait rien que l'on puisse décrire ni rien que l'on puisse chanter
si ce n'est un bavardage égaré
jeudi, novembre 24, 2005
Prétexte
Tissus de lettres à concasser
Rumeur entonnée tamisée
Élection d’un grain plus fin
Mot court blond comme les mots
Image ou ironie moulin à paroles
Entonnoir à histoires
Rumeur entonnée tamisée
Élection d’un grain plus fin
Mot court blond comme les mots
Image ou ironie moulin à paroles
Entonnoir à histoires
mercredi, novembre 23, 2005
mnemosia
commencer et commencer encore
entrer pour laisser prendre
corps ce qui au fil de l'écrit murmurera son
cri au sein d'un même souffle
ou dans les hachures de l'essoufflement
inscrire et souvenir la voix sans ton
crever le jute et soulager l'épaule
dans sa propre crispation
l'inscription dans le geste du corps
reproduisant sur la page
le diagramme immiscé de sa parole
respiration et passage d'homme
entrer pour laisser prendre
corps ce qui au fil de l'écrit murmurera son
cri au sein d'un même souffle
ou dans les hachures de l'essoufflement
inscrire et souvenir la voix sans ton
crever le jute et soulager l'épaule
dans sa propre crispation
l'inscription dans le geste du corps
reproduisant sur la page
le diagramme immiscé de sa parole
respiration et passage d'homme
mardi, novembre 22, 2005
Lectures I
les passeroses comme roseaux
par le vent vont parlant
bras d’Aurélia tige de Paliers
les passeroses blanches
par le vent absent sans mouvement
bras de Nerval tige de plume
bras de Guillevic tige de papier
bras de qui d’autre rose blanche fil rouge
les passeroses comme roseaux
n’avancent pas vite
par le vent vont parlant
bras d’Aurélia tige de Paliers
les passeroses blanches
par le vent absent sans mouvement
bras de Nerval tige de plume
bras de Guillevic tige de papier
bras de qui d’autre rose blanche fil rouge
les passeroses comme roseaux
n’avancent pas vite
lundi, novembre 21, 2005
Systole
n’est-ce pas
n’est-ce pas
n’est-ce pas
le son
n’est-ce pas
n’est-ce pas
n’est-ce pas
le rythme
n’est-ce pas
n’est-ce pas
n’est-ce pas
le sens
n’est-ce pas
n’est-ce pas
n’est-ce pas
les battements d’une tempe
n’est-ce pas
n’est-ce pas
n’est-ce pas
l’infini
n’est-ce pas
n’est-ce pas
n’est-ce pas
la fin
n’est-ce pas
n’est-ce pas
le son
n’est-ce pas
n’est-ce pas
n’est-ce pas
le rythme
n’est-ce pas
n’est-ce pas
n’est-ce pas
le sens
n’est-ce pas
n’est-ce pas
n’est-ce pas
les battements d’une tempe
n’est-ce pas
n’est-ce pas
n’est-ce pas
l’infini
n’est-ce pas
n’est-ce pas
n’est-ce pas
la fin
dimanche, novembre 20, 2005
coup d'oeil
Tapotant de la mémoire sur le cadran du futurisme
j’observe par la fenêtre les points lumineux qu’une expression désuète appliqua
à la fée électricité
je ne me souviens pas qu’auparavant la nuit y était totale
je n’ai pas entendu dans le siècle chanter les chevaux dressés de l’automobile
je n’y ai pas vu ses désastres de mes propres yeux
d’une idée faire école et écrouler le monde en jouant avec elle
j’arpente les dangers flagrants de l’emportement universaliste
mais j’admire ce paysage de points lumineux
réinventant la silhouette des collines
j’observe par la fenêtre les points lumineux qu’une expression désuète appliqua
à la fée électricité
je ne me souviens pas qu’auparavant la nuit y était totale
je n’ai pas entendu dans le siècle chanter les chevaux dressés de l’automobile
je n’y ai pas vu ses désastres de mes propres yeux
d’une idée faire école et écrouler le monde en jouant avec elle
j’arpente les dangers flagrants de l’emportement universaliste
mais j’admire ce paysage de points lumineux
réinventant la silhouette des collines
samedi, novembre 19, 2005
De l'autre côté de
Vertige si je pointe cette ouverture vers quoi
Allumée vertige demandant quoi demandant
Si c'est l'intérieur ou l'extérieur
Ici ou l'iréel maintenant
Savoir si une fenêtre un miroir ce
Trou dans la nuit n'est-il qu'un
Abris un passage un abris de passage vers quoi ?
Se répétant sans cesser : qu'est-ce que c'est ?
Allumée vertige demandant quoi demandant
Si c'est l'intérieur ou l'extérieur
Ici ou l'iréel maintenant
Savoir si une fenêtre un miroir ce
Trou dans la nuit n'est-il qu'un
Abris un passage un abris de passage vers quoi ?
Se répétant sans cesser : qu'est-ce que c'est ?
vendredi, novembre 18, 2005
Lumière blanche
dans un troquet d'Orange
marron, le nez dans mon noir bien serré
j'écoute le patron me proposer d'un oeil beurré de noir
un blanc un rouge un sec
pour me rendre des couleurs
déjà gris des vertes années empilées au fond d'un verre de jaune
et de glace pilée
je décline lentement l'invite
opinant à l'horizontale
et demandant à mon bleu sur sa patère
qui tirera les marrons de leur feu
marron, le nez dans mon noir bien serré
j'écoute le patron me proposer d'un oeil beurré de noir
un blanc un rouge un sec
pour me rendre des couleurs
déjà gris des vertes années empilées au fond d'un verre de jaune
et de glace pilée
je décline lentement l'invite
opinant à l'horizontale
et demandant à mon bleu sur sa patère
qui tirera les marrons de leur feu
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