dimanche, novembre 20, 2005

coup d'oeil

Tapotant de la mémoire sur le cadran du futurisme
j’observe par la fenêtre les points lumineux qu’une expression désuète appliqua
à la fée électricité
je ne me souviens pas qu’auparavant la nuit y était totale
je n’ai pas entendu dans le siècle chanter les chevaux dressés de l’automobile
je n’y ai pas vu ses désastres de mes propres yeux
d’une idée faire école et écrouler le monde en jouant avec elle
j’arpente les dangers flagrants de l’emportement universaliste
mais j’admire ce paysage de points lumineux
réinventant la silhouette des collines

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